Jean-Joseph de la Croix naît en 1654 sur l'île d'Ischia, en Italie, sous le nom de Charles-Gaétan Calosinto.
Il entre jeune chez les Frères mineurs et choisit une forme de vie inspirée par la réforme de Pierre d'Alcantara, qui insiste sur la simplicité et la fidélité à la règle franciscaine.
Il reçoit progressivement des responsabilités dans son ordre.
Accompagner une communauté signifie assurer sa vie matérielle, aider les frères dans leurs difficultés et donner une direction commune à leurs activités.
L'austérité personnelle ne suffit pas : le gouvernement demande aussi discernement et connaissance des personnes.
Pendant de nombreuses années, il travaille au renouvellement de la vie religieuse dans la région de Naples.
Il demeure également disponible pour l'accompagnement spirituel.
Sa réputation attire des personnes qui cherchent un conseil, une écoute ou une manière de reprendre un chemin de foi.
Des extases et d'autres phénomènes extraordinaires lui sont attribués.
Ces récits appartiennent aux témoignages hagiographiques et doivent être présentés avec prudence.
Ils ne résument pas son existence, dont une grande part se déroule dans les responsabilités ordinaires, la prière et le service des communautés.
Jean-Joseph meurt à Naples en 1734 et est célébré le 5 mars.
Sa mémoire conserve l'image d'un religieux soucieux de pauvreté et de disponibilité.
Elle invite à ne pas opposer exigence et bonté : une réforme spirituelle perdrait son sens si elle améliorait les apparences tout en négligeant la dignité de ceux qui doivent la vivre.
L'autorité peut aussi être une manière d'aider les autres à grandir.
Prier avec Jean-Joseph de la Croix
Seigneur Jésus, avec Jean-Joseph de la Croix, apprends-nous la simplicité qui rend le cœur libre pour aimer. Que nos exigences spirituelles ne deviennent pas une dureté envers nous-mêmes ou envers les autres. Donne aux accompagnateurs le discernement, l’écoute et le respect des consciences. Bénis les communautés qui cherchent à se renouveler. Que leur prière porte des fruits de patience, leur pauvreté choisie des gestes de partage et leurs responsabilités un service humble et fraternel. Amen.


























