Thérèse-Marguerite Redi naît à Arezzo en 1747 sous le nom d'Anne-Marie.
Elle entre au carmel de Florence en 1765, alors qu'elle est encore très jeune.
La vie de prière, le silence et la communauté donnent une forme concrète à son désir de se consacrer à Dieu.
Son existence religieuse est courte.
Elle ne laisse ni grande fondation ni longue carrière d'enseignement.
Sa mémoire se construit autour d'une attention aux gestes quotidiens et de la manière dont elle cherche à vivre la charité avec les sœurs qui partagent son cloître.
Le service des personnes fragiles occupe une place importante dans cette tradition.
La contemplation ne consiste pas à se désintéresser des besoins proches : elle doit rendre plus disponible à une fatigue, à une maladie ou à une difficulté de relation.
Cette fidélité peut rester peu visible tout en demandant une grande constance.
Les récits spirituels soulignent sa méditation de l'amour de Dieu et son désir de mener une vie cachée.
Il serait trompeur d'en faire une personne soustraite aux limites humaines.
Son itinéraire appartient à une communauté réelle, avec des tâches, des différences de caractère et des efforts d'adaptation.
Elle meurt à Florence le 7 mars 1770 et est canonisée en 1934.
Le Martyrologe romain la commémore le 7 mars ; le Carmel la célèbre le 1er septembre.
Il s'agit de la même sainte.
Son histoire rappelle que la fécondité d'une vie ne se mesure pas seulement à sa durée ou au nombre de réalisations que l'on peut ensuite montrer.
Prier avec Thérèse-Marguerite Redi
Dieu dont l’amour habite le silence, avec Thérèse-Marguerite Redi, apprends-nous à reconnaître ta présence dans les petites attentions de la vie commune. Donne-nous d’écouter sans impatience, de servir sans calcul et de respecter la fragilité d’autrui. Que la prière ne nous éloigne pas des besoins concrets. Bénis les communautés contemplatives et les personnes qui soutiennent les autres discrètement. Fais grandir en nous une charité simple, constante et joyeuse. Amen.


























