Noël Pinot naît à Angers au XVIIIe siècle et devient prêtre.
Curé du Louroux-Béconnais, il exerce son ministère dans une paroisse rurale lorsque la Révolution française transforme les rapports entre l'État et l'Église.
Les choix politiques et religieux divisent alors profondément les communautés.
Il refuse le serment demandé par la Constitution civile du clergé.
Ce refus le place en opposition avec les autorités et l'oblige à poursuivre son activité dans la clandestinité.
Célébrer, visiter et accompagner les fidèles deviennent des actes qui peuvent conduire à une arrestation.
Arrêté en 1794, Noël Pinot est condamné à mort.
La mémoire de son exécution le représente revêtu d'ornements liturgiques, comme s'il allait célébrer la messe.
Cette image a durablement marqué la dévotion locale et les œuvres d'art consacrées à son histoire.
Reconnaître son martyre ne demande pas de réduire toute la Révolution à un récit unique, ni de nier les victimes d'autres violences.
Son parcours concerne un homme condamné dans un contexte où l'appartenance religieuse et la fidélité de conscience deviennent des motifs de répression.
Il est guillotiné à Angers le 21 février 1794 et béatifié en 1926.
Sa commémoration est fixée au 21 février.
Son histoire rappelle la nécessité de défendre la liberté de conscience, y compris lorsqu'une société traverse des bouleversements profonds.
Elle invite aussi à transmettre la mémoire des conflits sans entretenir indéfiniment l'hostilité entre leurs héritiers : comprendre une victime n'exige pas de faire de tous ses contemporains un bloc indistinct d'adversaires.
Prier avec Noël Pinot
Seigneur Jésus, en mémoire de Noël Pinot, nous te confions les personnes dont la conscience est menacée par la violence politique. Protège leur vie et suscite autour d’elles un soutien fraternel. Donne aux pasteurs de demeurer proches de leur peuple sans entretenir les divisions. Que notre mémoire des persécutions ne nous enferme pas dans les rancœurs. Apprends-nous à défendre la liberté de croire pour tous et à rester fidèles à ton Évangile de paix. Amen.


























