Karl Leisner naît en Allemagne en 1915.
Engagé dans la jeunesse catholique, il se prépare à la prêtrise et devient diacre.
Sa foi et ses activités se heurtent progressivement à l'idéologie nazie, qui cherche à contrôler les consciences et à éliminer les oppositions.
Arrêté, il est emprisonné puis déporté à Dachau.
La maladie, les privations et la violence compromettent gravement sa santé.
Son projet sacerdotal semble interrompu dans un lieu conçu pour humilier les détenus et réduire leurs possibilités d'agir.
En décembre 1944, un évêque français également prisonnier, Gabriel Piguet, l'ordonne prêtre clandestinement.
Cette célébration demande la solidarité de plusieurs personnes.
Elle exprime une résistance spirituelle, mais ne doit pas faire oublier le danger concret et la précarité extrême dans lesquels elle se déroule.
Leisner retrouve la liberté à la fin de la guerre, sans retrouver la santé.
Les conséquences de la captivité restent décisives.
La libération d'un camp ne met pas automatiquement fin à la souffrance de ceux qui en sortent ; certains ne disposent plus des forces nécessaires pour reconstruire leur existence.
Il meurt à Planegg le 12 août 1945 et est béatifié comme martyr en 1996.
Sa commémoration est fixée au 12 août.
Son histoire rappelle la force des solidarités qui permettent de préserver une part de liberté intérieure sous la contrainte.
Elle invite aussi à regarder les survivants avec patience, sans leur demander de reprendre immédiatement une vie que les violences subies ont profondément transformée.
Prier avec Karl Leisner
Seigneur notre Dieu, Avec Karl Leisner, nous te confions les jeunes menacés par les idéologies de haine et les personnes détenues. Donne-leur protection et espérance. Que les vocations grandissent librement et dans le respect de chacun. Apprends-nous à refuser ce qui déshumanise et à soutenir les personnes blessées dans leur corps et leur conscience. Par Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.


























