Fra Angelico naît en Toscane à la fin du XIVe siècle.
Formé à la peinture, il choisit la vie dominicaine et reçoit le nom de frère Jean.
Son parcours ne l'oblige pas à opposer vocation religieuse et travail artistique : il cherche au contraire à les faire grandir ensemble.
Dans les communautés de Fiesole puis de Florence, il réalise des retables et des fresques.
Le couvent de San Marco conserve un ensemble particulièrement célèbre de son œuvre.
Les scènes bibliques y accompagnent les espaces de la vie commune et de la prière, jusque dans les cellules des religieux.
Sa peinture se caractérise par une grande attention à la lumière, à la composition et aux attitudes.
Elle ne se limite pas à décorer un mur : elle propose au regard un lieu de silence et de méditation.
Cette intention spirituelle s'appuie sur un véritable métier, avec ses techniques et ses exigences.
Appelé également à travailler à Rome pour des commandes pontificales, il participe à la vie artistique de son époque.
Les récits de piété ont ensuite entouré sa personne d'images merveilleuses.
Ils doivent être distingués de l'histoire de ses réalisations et de ce que l'on peut établir de son existence.
Il meurt à Rome le 18 février 1455.
Son culte est reconnu en 1982 et il est honoré comme bienheureux, notamment comme patron des artistes.
Sa commémoration du 18 février rappelle qu'une œuvre peut ouvrir à la contemplation sans cesser d'être le résultat d'un travail patient, d'un apprentissage et d'une recherche formelle pleinement humaine.
Prier avec Fra Angelico
Dieu de beauté et de lumière, avec Fra Angelico, nous te confions les artistes et ceux dont les œuvres accompagnent la prière. Donne-leur le soin du travail, la liberté de créer et l’humilité de servir. Que les images nous ouvrent au mystère sans remplacer la rencontre avec toi et avec nos frères. Apprends-nous à reconnaître la beauté des personnes ordinaires et à laisser notre contemplation porter des fruits de bonté et d’espérance. Amen.


























