Éphrem naît vers 306 à Nisibe, en Mésopotamie, dans l'actuelle Turquie proche de la frontière syrienne.
Il grandit dans une famille chrétienne ou à la lisière du christianisme, et est baptisé jeune.
Il ne sera jamais prêtre - toute sa vie, il restera diacre, refusant les honneurs ecclésiastiques supérieurs par humilité.
Il commence sa vie à Nisibe, ville frontière entre l'empire romain et la Perse sassanide, où il enseigne à l'école théologique.
En 363, quand Nisibe est cédée aux Perses par le traité de paix de Jovien, Éphrem fait partie des chrétiens contraints à l'exil.
Il se réfugie à Édesse, en Syrie, où il passe les dix dernières années de sa vie.
A Édesse, il s'installe dans une grotte, enseigne, écrit - et chante.
Car Éphrem est avant tout un poète.
Il compose des centaines d'hymnes en vers syriaques, sur tous les mystères de la foi : la Nativité, le Carême, la Résurrection, l'Eucharistie, la Vierge Marie.
Sa poésie est dense, mystérieuse, lumineuse.
Elle a traversé les siècles et est encore chantée dans les liturgies des Églises syriaques aujourd'hui.
Il invente aussi un genre littéraire : le soghita, un dialogue poétique entre deux personnages symboliques - par exemple, la Vierge et l'ange lors de l'Annonciation.
Une forme de théâtre sacré qui précède de mille ans les mystères médiévaux occidentaux.
En 373, lors d'une épidémie de peste, il organise les secours aux malades et mourants d'Édesse.
Il meurt épuisé quelques semaines plus tard.
L'Église le surnomme la harpe du Saint-Esprit.
Docteur de l'Église depuis 1920.
Prier avec Éphrem le Syriaque
Seigneur notre Dieu, Avec Éphrem le Syriaque, nous te rendons grâce pour la poésie et le chant qui soutiennent la foi. Bénis les communautés de tradition syriaque. Donne-nous une parole belle sans vanité, claire sans dureté. Que la contemplation nous rende proches des personnes déplacées, pauvres ou blessées. Par Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.


























