Médard naît vers 456 à Salency, en Picardie - village qui se targue encore aujourd'hui d'être le berceau du saint.
La tradition lui attribue une longévité extraordinaire : il serait mort centenaire, vers 558, ce qui reste difficile à vérifier mais témoigne de l'impression qu'il laissa sur ses contemporains.
Il est ordonné prêtre vers 30 ans, puis évêque de Vermand, diocèse qu'il transfère ensuite à Noyon en raison des invasions barbares qui ravagent la région.
Il est aussi, selon certaines sources, évêque de Tournai - gérant ainsi un vaste territoire pastoral dans cette Gaule en pleine recomposition après les grandes migrations.
De sa vie, on retient surtout deux choses.
D'abord, sa charité : il est décrit comme un pasteur proche des pauvres, généreux, accessible.
Ensuite, une anecdote qui a traversé les siècles : un jour qu'il priait en plein air, une pluie violente s'abattit sur ses compagnons mais pas sur lui - un aigle aurait déployé ses ailes au-dessus de sa tête pour le protéger.
De là naît la croyance populaire encore vivace en France : s'il pleut le 8 juin, jour de la saint Médard, il pleuvra quarante jours de suite.
Cette superstition météorologique a rendu Médard célèbre bien au-delà du monde catholique.
Son nom est entré dans les dictons populaires, dans la littérature - Voltaire s'en moque - et dans la mémoire collective française.
Il est enterré à Soissons, où son tombeau devient un lieu de pèlerinage fréquenté.
Clovis, dit-on, avait de l'estime pour lui.
Une vie humble, un héritage météorologique inattendu.
Prière
Prier avec Médard de Noyon
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