Arnoul de Metz vit à la fin du VIe et au début du VIIe siècle.
Issu d'un milieu influent du royaume d'Austrasie, il exerce d'abord des responsabilités auprès des souverains mérovingiens.
Marié et père de famille, il appartient à un réseau dont l'histoire rejoindra celle de la future dynastie carolingienne.
Il devient ensuite évêque de Metz.
Son ministère s'inscrit dans une époque où les charges religieuses et politiques sont fortement liées.
L'éducation, le conseil aux puissants et la vie des communautés font partie d'un même ensemble de responsabilités.
Arnoul conserve cependant un désir de retrait.
Après avoir quitté son siège, il rejoint la région de Remiremont et mène une vie plus solitaire.
La tradition souligne sa proximité avec Romaric et son attention aux malades, notamment à ceux que la société tient à distance.
Les récits de sa vie comportent des épisodes légendaires et des variantes chronologiques.
Il serait trompeur de présenter chaque détail comme un fait établi.
La mémoire principale demeure celle d'un homme passé de la cour à l'épiscopat, puis à une existence plus dépouillée, sans perdre le souci du service.
Il meurt vers 640.
Sa fête du 18 juillet est liée à la tradition de son culte et de ses reliques, les notices donnant aussi d'autres repères pour sa mort.
Il ne faut pas le confondre avec Arnoul de Soissons.
Son histoire interroge la manière de quitter une fonction : renoncer à l'influence peut ouvrir une autre forme de présence, plutôt que signifier que toute responsabilité envers autrui est terminée.
Prier avec Arnoul de Metz
Seigneur notre Dieu, Avec Arnoul de Metz, nous te confions ceux qui passent des responsabilités publiques à une vie plus retirée. Donne-leur de respecter leurs engagements familiaux et de discerner paisiblement. Que les ressources et les relations reçues servent les personnes fragiles. Apprends-nous à joindre la prière à un service attentif et libre. Par Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.


























