Marguerite d'Youville naît à Varennes, près de Montréal, en 1701.
Son enfance puis sa vie conjugale sont marquées par des difficultés matérielles et des deuils.
Devenue veuve, elle élève ses enfants survivants et donne une place croissante au service des personnes pauvres.
Avec quelques compagnes, elle s'engage en 1737 dans une vie commune consacrée à cette mission.
Le groupe sera à l'origine des Sœurs de la Charité de Montréal, appelées Sœurs grises.
Il doit d'abord traverser la méfiance et les résistances avant de voir son œuvre reconnue.
En 1747, Marguerite reçoit la responsabilité de l'Hôpital général de Montréal.
Elle cherche à accueillir les personnes démunies sans limiter l'aide à une catégorie étroite.
L'organisation du travail, les ressources et la formation des collaboratrices deviennent des enjeux quotidiens, aussi importants que les intentions de départ.
Un incendie détruit l'établissement en 1765.
La communauté reconstruit et poursuit sa mission.
Ces épreuves donnent à son histoire une dimension très concrète : servir durablement implique de faire face aux pertes, aux dettes et aux imprévus, tout en maintenant l'attention aux personnes déjà accueillies.
Marguerite meurt à Montréal le 23 décembre 1771.
Canonisée en 1990, elle est commémorée le 23 décembre au Martyrologe romain ; le calendrier canadien la célèbre le 16 octobre.
Les deux dates concernent la même fondatrice.
Son parcours rappelle que la solidarité peut devenir une institution vivante, à condition que les bâtiments et l'organisation demeurent au service de ceux qui ont besoin d'une maison, de soins et de reconnaissance.
Prier avec Marguerite d’Youville
Père plein de compassion, avec Marguerite d’Youville, nous te confions les familles éprouvées par le deuil et les personnes que la pauvreté laisse sans soutien. Donne-nous une charité qui accueille sans choisir ses bénéficiaires et la persévérance de bâtir des œuvres utiles. Quand les difficultés matérielles nous découragent, suscite des partenaires et des chemins de partage. Que nos maisons de soin et d’entraide respectent toujours la dignité de ceux qu’elles reçoivent. Amen.


























