Au milieu du Ve siècle, dans une Constantinople déchirée par les querelles théologiques, Flavian est élu patriarche.
C'est un homme d'une intégrité rare, et il le prouve d'emblée : il refuse de soudoyer Chrysaphius, le puissant eunuque de la cour impériale.
Ce refus lui vaut l'hostilité de cet homme influent, protecteur d'Eutychès, un archimandrite qui propage le monophysisme, une doctrine controversée sur la nature du Christ.
Flavian ne recule pas.
En 448, il préside un synode à Constantinople qui condamne Eutychès et l'excommunie.
Pour Flavian, il est essentiel de défendre la foi en un Christ à la fois pleinement Dieu et pleinement homme, sans que l'une des natures n'annule l'autre.
C'est une position qui lui coûte cher.
En 449, Chrysaphius et l'empereur Théodose II orchestrent un nouveau concile à Éphèse, rapidement surnommé le "Brigandage d'Éphèse".
Sous la présidence tyrannique de Dioscore d'Alexandrie, Flavian est non seulement injustement déposé, mais aussi brutalement attaqué.
On le bat et le roue de coups si violemment qu'il succombe à ses blessures trois jours plus tard, en route vers l'exil.
Un vrai martyr de l'orthodoxie.
Son sacrifice n'est pas vain.
La violence subie par Flavian choque profondément le monde chrétien et pave la voie au Concile de Chalcédoine en 451.
Ce concile historique réhabilite Flavian, condamne le monophysisme et affirme la doctrine des deux natures, divine et humaine, unies en une seule personne en Christ.
Aujourd'hui, Saint Flavien est une figure de courage, de la défense de la foi face à la pression politique et à l'hérésie, rappelant que la vérité a parfois un coût immense.
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